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samedi 15 janvier 2011

L’huile de coco : une huile de massage 100 % naturelle

La qualité de l’huile utilisée compte pour beaucoup dans l’efficacité d’un massage bien-être. Afin que chaque séance de massage influe positivement sur l’état global des bénéficiaires, faites de l’huile de coco vierge votre partenaire de prédilection.


L’huile de coco est extraite de la noix de coco. Plus de 4000 ans avant notre ère, les Indiens l’utilisaient déjà à titre de produit de bien-être. Selon des spécialistes de la médecine ayurvédique, l’huile de coco est à la fois utile à titre d’aliment incontournable pour la tonification du système immunitaire, mais également comme huile de massage auprès des bénéficiaires de massage ayurvédique. Également utilisée à titre de produit cosmétique naturel, l’huile de coco se révèle efficace dans le traitement contre l’acné, l’eczéma ou encore l’urticaire chronique.



L’extraction de l’huile de coco vierge s’effectue de manière simple et naturelle à partir d’une des noix de coco. Pour y parvenir, la chair de coco est broyée suivant une méthode artisanale ou industrielle. Le liquide ainsi obtenu prend la forme d’un mélange d’eau et de corps gras. L’huile de coco s’obtient par simple fermentation de ce liquide naturel. Un autre procédé consiste à laisser sécher la chair de coco. Desséchée, cette dernière est ensuite pressée pour en extraire l’huile de coco.

La préservation du bien-être grâce à l’huile de coco

Encore à notre époque, l’huile de coco demeure très appréciée dans les domaines de la médecine et des cosmétiques. À titre de produit alimentaire, l’huile de coco est une très bonne source de fer, de vitamines, zinc, magnésium, fibres… 
Grâce à sa forte teneur en acide laurique, l’huile de coco est également efficace entant comme antibactérien et antiviral. Les personnes souffrant d’une infection bactérienne ou virale peuvent utiliser l’huile de coco en interne ou en externe. Il est cependant conseillé de demander conseil auprès de son médecin avant une utilisation à des fins thérapeutiques.

L’huile de coco permet d’assouplir efficacement les muscles au cours d’une séance de massage. L’acide laurique, présent en grande quantité dans l’huile de coco, nourrit efficacement la peau et prévient l’apparition prématurée de rides. Peau sèche, peau grasse, l’huile de coco vierge convient à tous les types de peau. Elle optimise les effets des techniques de massage, tout en garantissant la fluidité des manœuvres. À titre de variation, les masseurs peuvent mélanger l’huile de coco vierge avec de l’huile parfumée de monoï, ou encore de l’huile de coprah, des huiles de massage également extraites de la noix de coco.

Vertus de la noix de coco

La pulpe de la noix de coco contient de l’eau, du magnésium, du potassium, du phosphore, du cuivre et du zinc, chacun de ces éléments étant primordiaux et indispensables au bon fonctionnement des différentes cellules de notre corps.
Sa pulpe est couramment utilisée dans la fabrication des savons pour ses propriétés moussantes. Le lait, quant à lui, s’il est consommé à jeun, peut être un bon laxatif en cas de problème gastrique.

C’est la chair fraîche de ce fruit qui va nous être indispensable dans la fabrication d’un masque exfoliant et hydratant.

Recettes de gommage à la noix de coco
Voici une petite recette de gommage du corps à base de chair de noix de coco :
Râpez la pulpe d’une noix de coco et mélangez celle-ci à un demi-verre de son jus frais. Sur l’ensemble de votre corps, appliquez ce subtil mélange en frottant très délicatement. Vous pouvez vous aider d’une "fleur lavante" pour que le mélange adhère mieux à la peau. Grâce à ce geste beauté, la circulation sanguine est améliorée et les impuretés du corps se décolleront très facilement.

Voici une autre recette de gommage, destiné celui-ci à une application plus limitée : cou, buste et avants bras sont les zones à prendre en compte pour cette recette.
Il vous faut pour cela : un yaourt, une cuillère à soupe de chaire de coco (à râper), et une pincée de cannelle. Mélangez l’ensemble de ces ingrédients dans un récipient, puis appliquez le mélange plus ou moins homogène sur les zones du corps décrites ci dessus. Frottez délicatement puis rincez abondamment à l’eau claire. Vous sentirez une incroyable douceur vous envahir, une fraîcheur ambiante, tout en sentant un agréable parfum exotique qui vous donnera envie de vous évader à coup sûr.

Recette de masque pour les cheveux à la noix de coco

La noix de coco est également très utilisée pour l’élaboration de masque capillaire. Elle protège vos cheveux et les nourrit en douceur. Petite astuce : elle en favorise également la pousse !
Pour cela, effectuez un masque à garder toute la nuit. Enduisez vos cheveux de lait de coco frais, de la racine aux pointes, sur cheveux secs. Au réveil, effectuez votre shampooing habituel.
Si vous avez la chance d’habiter au soleil, faites sécher des noix de coco au soleil afin d’en récolter l’huile une fois pressées. Elle pourra vous servir pour nourrir vos mains et régénérer les tissus abîmés.

Bon à savoir : l’huile de coco peut également être utilisée à des fins démaquillantes. Excellent pour la peau !

lundi 6 décembre 2010

Dépression et maladies cardiaques : les oméga-3 à la rescousse !



http://www.as.miami.edu/english/wiki105/images/6/61/Linolenic-acid.jpg
7 avril 2005 – Dr François Lespérance est médecin et professeur agrégé au Département de psychiatrie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Il s’intéresse depuis plusieurs années au lien qui se dessine de plus en plus nettement entre la dépression et le risque de maladie cardiaque ainsi qu’au double rôle que peuvent jouer les oméga-3 dans la prévention et le traitement de ces affections.
Voici l’état des connaissances en la matière, selon lui.
Deux méta-analyses récentes ont permis de constater qu’entre trois mois et deux ans après une dépression, le risque de mortalité cardiaque double1 et que la survenue d’une dépression augmente de 50 % le risque de maladie coronarienne chez des patients qui présentaient auparavant une bonne santé cardiovasculaire2.

Les résultats d’études épidémiologiques récentes indiquent une corrélation très précise entre une faible consommation de produits marins (riches en oméga-3) et une prévalence annuelle plus élevée de dépression majeure3; même constat dans le cas de la prévalence à vie du trouble bipolaire4.  De plus, la plupart des études épidémiologiques qui se sont penchées sur la corrélation entre le taux sanguin d’oméga-3 et la dépression ont permis de constater que les patients dépressifs présentaient un taux d’EPA+DHA (deux oméga-3) plus faible que ceux des patients non atteints. « Une telle corrélation est aussi très claire dans le cas des maladies coronariennes. Il est donc logique de penser qu’à la fois la dépression et les maladies cardiaques puissent être reliées à une déficience en oméga-3 » explique Dr Lespérance.

D’autres marqueurs des maladies coronariennes sont également associés à la dépression selon des travaux préliminaires : l’augmentation de la réponse inflammatoire et du taux de protéine C réactive, par exemple. L’hypothèse la plus intéressante, selon Dr Lespérance, c’est que les stress physiologiques internes causés par les maladies cardiaques créent, de la même façon que les stress externes d’ordre psychologique, des perturbations pouvant susciter ou intensifier la dépression.

 
Les avantages des oméga-3


Par ailleurs, en tant que médecin et professeur dans un département de psychiatrie, Dr Lespérance connaît bien les limites des médicaments antidépresseurs : « Bien qu’ils procurent en moyenne 60 % d’amélioration et 30 % de rémission après huit semaines, le taux de rémission après un an n’est que de 11 %. En effet, certains patients tolèrent mal les antidépresseurs, ce qui provoque un arrêt de la médication après huit semaines chez 20 % d’entre eux et chez la moitié d’entre eux après trois mois. Sans compter ceux qui refusent d’être traités à l’aide de ces médicaments. »
En plus de rappeler les résultats positifs obtenus au cours de plusieurs études préliminaires grâce à une supplémentation en EPA5-7, Dr Lespérance croit que les résultats d’études pilotes effectuées par son équipe en 2004 sont prometteurs. Elles ont porté sur 63 sujets souffrant de dépression et ont permis de vérifier la faisabilité d’un essai de plus grande envergure qui devrait commencer l’automne prochain. Ces données indiquent que la prise de 1 g d’EPA par jour a fait diminuer les symptômes dépressifs, le niveau d’anxiété ainsi que l’hostilité, tant chez les patients prenant un antidépresseur que chez ceux n’en prenant pas.
De plus, 42 % des sujets n’ont signalé aucun effet indésirable après quatre semaines et, chez les autres, les effets mentionnés étaient mineurs : arrière-goût de poisson ou éructations (26 %), diarrhées ou selles molles (12 %), douleurs ou brûlures d’estomac (3 %). Seulement 10 % des participants ont cessé le traitement.

Dr Lespérance précise que, pour obtenir une puissance statistique adéquate, une étude sur la dépression devrait porter sur au moins 300 sujets. En effet, l’effet placebo qui se manifeste au cours des essais sur des sujets déprimés est si important qu’on risque de conclure, peut-être à tort, à l’inefficacité d’un médicament ou d’un supplément à cause d’un nombre insuffisant de patients. Selon lui, c’est ce qui est arrivé lors d’une étude publiée en 2001 dans le Journal of American Medical Association. Cet essai avait porté sur 200 sujets et avait conclu à l’inefficacité du millepertuis pour traiter la dépression majeure8.

Bien que les données probantes concernant les effets bénéfiques des oméga-3 d’origine marine sur les troubles de l’humeur, dont la dépression, soient loin d’être aussi nombreuses et convaincantes que celles portant sur les maladies coronariennes, c’est tout un nouveau pan de recherche qui s’est ouvert depuis quelques années et il est prometteur pour les patients qui ont besoin de solutions de rechange aux antidépresseurs.
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Ces propos du Dr Lespérance ont été recueillis le 15 mars 2005, à Québec, lors d’une journée-conférence organisée par la Chaire Lucie et André Chagnon pour l'avancement d'une approche intégrale en santé9 et par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), avec l'appui financier de la Direction des produits de santé naturels de Santé Canada.

Par Françoise Ruby – PasseportSanté.net


1. Barth J, Schumacher M, Herrmann-Lingen C. Depression as a risk factor for mortality in patients with coronary heart disease: a meta-analysis. Psychosom Med. 2004 Nov-Dec;66(6):802-13.
2. Rugulies R. Depression as a predictor for coronary heart disease. a review and meta-analysis.
Am J Prev Med. 2002 Jul;23(1):51-61. Review.
3. Hibbeln JR. Fish consumption and major depression.
Lancet. 1998 Apr 18;351(9110):1213.
4. Noaghiul S, Hibbeln JR. Cross-national comparisons of seafood consumption and rates of bipolar disorders.
Am J Psychiatry. 2003 Dec;160(12):2222-7.
5. Su KP, Huang SY, Chiu CC, Shen WW. Omega-3 fatty acids in major depressive disorder. A preliminary double-blind, placebo-controlled trial.
Eur Neuropsychopharmacol. 2003 Aug;13(4):267-71.
6. Peet M, Horrobin DF. A dose-ranging study of the effects of ethyl-eicosapentaenoate in patients with ongoing depression despite apparently adequate treatment with standard drugs.
Arch Gen Psychiatry. 2002 Oct;59(10):913-9.
7. Nemets B, Stahl Z, Belmaker RH. Addition of omega-3 fatty acid to maintenance medication treatment for recurrent unipolar depressive disorder.
Am J Psychiatry 2002;159(3):477-479.
8. Shelton RC, Keller MB, Gelenberg A, Dunner DL,
et al. Effectiveness of St John's wort in major depression: a randomized controlled trial. JAMA. 2001 Apr 18;285(15):1978-86.
9. Veuillez noter que la Fondation Lucie et André Chagnon soutient la Chaire Lucie et André Chagnon pour l'avancement d'une approche intégrale en santé ainsi que PasseportSanté.net.

Voir aussi :

Stress, anxiété, dépression et les soins par les plantes

Il existe des méthodes naturelles de traitement du stress, de l’anxiété et de la dépression validées scientifiquement. Chacun de nous possède deux cerveaux, un cerveau cognitif et rationnel à la surface, et un cerveau émotionnel, en profondeur…